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Jean-François Aillet - Sculpteur / Designer - Projets en cours

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Tour d'Europe à pied

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BALTICA ATLANTICA

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Répartition géographique
des prélèvements

"Le Solitaire... des marées"

C'est quoi ce projet ?

 

LETTRE OUVERTE
à Toutes et à Tous

JFA © Photo prise par Darren Guntlisbergen (un des Forces spéciales Néerlandaises, Service Action).

 

Le 30 mai 2014, à Saint-Jacques-de-Compostelle, j'ai validé, officiellement, un peu plus de 15.000 km parcourus, à pied, à travers toute l'Europe, le long des itinéraires des chemins patrimoniaux. Ces itinéraires sont classés premiers itinéraires culturels européens et inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco. Pour cela, l'on m'a fait les honneurs au bureau des enregistrements à Compostelle et l'on m'y a remis une Compostela spéciale.

En avril 2016, j'ai été contacté par le Recteur de la Cathédrale du Puy-en-Velay. Lequel a découvert une photo où j'ai été photographié en 2008 en train d'embrasser la Coquille Saint-Jacques devant la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Cette photo, prise par Éric Demy, entrepreneur, pèlerin avec lequel j'ai effectué mes 100 derniers kilomètres après 166 jours de marche, marquait mon arrivée à Compostelle. J'étais parti 6 mois plus tôt du sommet du Mont-Saint-Michel après que j'y ai organisé, avec les Monuments nationaux, en 2007, une rencontre internationale pour un projet d'art que je porte dont je suis l'Administrateur et le Concepteur : "Le Solitaire... des marées".

Je m'étais mis en marche, depuis ce lieu, après avoir perdu fin 2007 trois de mes amis en trois semaines. Celui qui me remontait le moral car j'étais anéanti, à 1000 km de distance, en m'appelant tous les soirs pendant une semaine, après les deux premiers décès, se faisait écraser le dimanche suivant. Il était sportif de haut niveau, cinq fois médaillé, deux fois recordman du monde et Cinéaste diffusé dans 120 pays. Nous étions en train de travailler ensemble sur cette oeuvre Peace Action : Devoir de Mémoire.

Cela avait provoqué ma première marche vers Compostelle. Que l'on soit croyant ou pas n'était pas la question. J'ai pris mes sacs et je suis parti. Le premier mois, je pleurais tous les jours. Mes yeux n'en pouvaient plus de pleurer à n'importe quelle heure de la journée. Au bout du quatrième mois, je marchais 40 à 50 km par jour, avec deux sacs sur mes épaules.

J'avais "mis à profit" cette marche maritime pour aller voir les Gens de mers, en parcourant le chemin le plus long que l'on puisse faire en partant de ce lieu, pour aller jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Porteur d'un projet maritime, je suis passé par la côte pour demander aux Gens de mers de me dire leur mémoire face à la mort.

Au cours de ces 166 jours de marche, j'ai rempli cinq carnets Moleskine historiques. Pour remercier le Père Emmanuel Gobilliard, Recteur de la Cathédrale du Puy-en-Velay, d'avoir choisi cette photo où je suis en train d'embrasser la Coquille Saint-Jacques à mon arrivée à Santiago de Compostela en 2008 - Photo qu'il a lui-même choisi pour illustrer le Cénotaphe multimédia du Musée des Pèlerins du Puy-en-Velay à l'occasion des commémorations et cérémonies du dernier Jubilé de ce siècle, le prochain étant en 2157 - j'ai offert, à l'Église et au Musée des Pèlerins du Puy-en-Velay, mes cinq carnets Moleskine ainsi que mes deux pieds en bronze, humbles symboles de mes 15.000 km parcourus en simple marcheur-pèlerin. Je fais partie de ces gens que l'on appelle des Grands marcheurs. J'appartiens à cette catégorie d'humains, en toute simplicité, en toute humilité. Les autres, nous les nommons des Grands navigateurs, à grands renforts de communication. Il y a les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer... Depuis mon adolescence, tous les jours, je marche 10 km (à pied), hygiène de vie.

Je possède un Passeport de Pèlerin, une Credencial Créanciale. Elle est unique et hors du commun. Ce document a été exposé et présenté pour la première fois au public, pendant six mois, au Musée des Pèlerins du Puy-en-Velay, dans une vitrine sécurisée qui a été spécialement conçue pour recevoir mes offrandes, à l'occasion de ce Jubilé 2016.

Pour me remercier de cette Offrande que je viens de faire à l'Église, lorsque je suis allé rechercher mon Passeport de Pèlerin, pour cette nouvelle marche que j'entreprends BALTICA ATLANTICA, j'ai reçu, de la Cathédrale du Puy-en-Velay, un tissus symbolique. La Cathédrale du Puy-en-Velay vient de me remettre, à l'occasion de ce Jubilé, la même  écharpe que celle qui a été offerte au Pape François.

Je prends 55 ans le 22 septembre 2016. Je me remets en marche à cette occasion. Je pars marcher pendant une année et demie. Je ne suis ni un SDF de plus ni un clochard comme vous voudriez que je sois car cela vous rassurerait.

Je pars depuis la Porte du Sanctuaire de la Vierge de la Barque à Muxia, endroit qui marque la fin de tous les chemins patrimoniaux européens menant vers Saint-Jacques, la Fin da Ruta Xacobea.

Je pars de cet endroit pour aller marcher, à revers, un itinéraire de ces chemins patrimoniaux européens jusqu'à Stockholm et la Cathédrale de Uppsala, lieu où reposent les parents de Sainte-Brigitte, Patronne de la Suède, Patronne de l'Europe et Patronne des Pèlerins.

Je pars avec un objet qu'un Astronaute, l'Astronaute Jean-François Clervoy, m'a fait l'immense honneur d'aller me faire voler en apesanteur, lors de la 111e Mission Novespace des vols paraboliques à l'occasion des Missions de l'Agence aérospatiale européenne.

En 2014, je suis allé remettre, à l'Astronaute Jean-François Clervoy, sur le tarmac militaire de Novespace, ce cube de 50 cm X 50 cm X 50 cm, de 17 kg, rempli de 1000 microtubes cryogéniques remplis de 1000 prélèvements de sables qui m'ont été envoyés au cours des 10 dernières années en provenance de toute la planète pour le projet "Le Solitaire... des marées". 1200 personnes à travers le monde ont pris part à ce projet. Plus de 50 de ces personnes sont aujourd'hui décédées. J'ai connu toutes ces personnes.

L'Astronaute Jean-François Clervoy m'a fait l'immense honneur d'aller faire voler leurs sables en apesanteur.

J'entreprends cette nouvelle marche, avec ce cube, pour aller dire MERCI, de cette façon, à toutes ces personnes, à leurs familles, à leurs enfants, à leurs ami(e)s, à leurs collègues et à leurs proches, pour leurs exprimer toute ma gratitude et tout mon respect.

J'entreprends cette marche pour remercier toute l'équipe de la MDRS 43 qui m'a prélevé son sable en situation d'entraînement au pied de la Station spatiale martienne d'entraînement pour le projet Mars.

J'entreprends cette marche pour remercie l'Astronaute américain Charlie Duke, de la Mission Apollo 16, l'un des dix Astronautes encore vivants à avoir marché sur la Lune, qui m'a fait l'immense honneur, à l'âge de 80 ans, de me prélever deux sables avec sa femme Dottie Duke, à l'initiative du Dr. Cécile Gaspar.

J'entreprends cette marche pour remercier Jean Fabre, Géologue et Collaborateur de Théodore Monod, qui m'a fait l'immense honneur, à l'âge de 88 ans, de me prélever un sable avec sa fille Dominique Fabre et donné deux photos inédites de ses méharées avec Théodore Monod.

J'entreprends cette marche pour remercier l'Astronaute Jean-François Clervoy qui m'a fait l'immense honneur d'aller me porter en apesanteur avec son frère jumeau Patrick Clervoy, Psychiatre militaire, le 500e sable qui a été prélevé par la Biologiste Cécile Gaspard.

J'entreprends cette marche pour remercier le Neurophysiologiste Stéphane Besnard, qui m'a fait l'immense honneur de m'offrir 7000 microtubes cryogéniques pour recevoir les 7000 sables attendus.

J'entreprends cette marche pour remercier le Physicien Jean-Baptiste Renard, Spécialiste des poussières stellaires et cométaires, qui m'a fait l'immense honneur de me réaliser le 1000e prélèvement dans son Laboratoire Cnrs, dans le cadre de ses recherches : une météorite broyée tombée aux USA à la fin du XIXe siècle.

J'entreprends cette marche pour remercier Francis Vallat, Président d'Honneur de l'Institut Français de la Mer, Président des Clusters maritimes, Isabelle Tisserand, Fanny Gardan, Anne-Cécile Grappy, Charles et Michèle Cagniard, Monique et Michel Breuil, Pierre-Emmanuel Muller, Sylvain Sauvage, Jeannine et Louis Aillet, Catherine et Yves Dallet, Nathalie et Daniel Duret, Brigitte Aillet, Béatrice et Alain Lelarge, Stéphane Aillet, Damien Savary, Erika Kramer, Victor Grillo, Joël Hubaut, Bob Lens, Rüdiger Axel Westphal, Christian Lambert, Frédéric Le bousse, Mikaël Masson et Yannig, Swann et Fannie Masson, Olivier Grandvaux, Raphaël Parejo-Coudert, Nicolas Simonnet, Valérie et Jean-Michel Delambre, Tym, Nathalie Paul, Caroline Secq, Christophe Antoine, Éric Demy, Anne Robe, mes soeurs et mon frère et leurs familles, etc., plus de 1200 personnes. Je ne peux pas nommer tout le monde, là, mais sachez que vous êtes toutes et tous dans mon coeur. Voir :  Work in Progress

Je pars de Muxia, le 1er octobre 2016, avec ce Déambulateur médical, un VELOPED TRIONIC WALKER M14, qui m'a été offert en double exemplaire par le PDG de la société suédoise TRIONIC.

Je pars de Muxia pour rallier, à revers, Bordeaux, en passant par le Camino Del Norte. Je charge le cube à Bordeaux pour ensuite aller jusqu'à Stockholm et Uppsala, en longeant la côte.

Je pars maintenant pour pouvoir aller voir les enfants des écoles européennes et pour pouvoir leurs expliquer pédagogiquement ce projet jusqu'en Suède.

Ensuite, depuis la Suède, je vais aller marcher progressivement jusqu'en Europe centrale pour aller porter ce cube jusqu'au Vatican. Après quoi je vais l'emmener jusqu'à la Cathédrale de Compostelle et jusqu'au Sanctuaire de la Vierge de la Barque à Muxia en passant par la Sardaigne et les îles Baléares afin de rentrer en Espagne par Valencia, Madrid et Salamanca jusqu'à Muxia.

A l'issue de cette marche, je vais officiellement faire remettre un trophée au Physicien Jean-Baptiste Renard, médaillé d'or de la Nasa, pour remercier, de cette façon, les 1000 premiers prélèvements contenus dans ce cube, jusqu'à faire venir ensuite les 7000 sables et portraits attendus pour le projet "Le Solitaire... des marées".

Ce premier cube porté en apesanteur est une Offrande. Là, je ne m'en vais pas en vacances ni même me promener et encore moins me balader comme peuvent me le dire, avec leurs sourires aux lèvres, mes plus proches voisins.

Je m'en vais travailler, comme je n'ai jamais cessé de le faire. Je tiens à rappeler que la fonction première d'un artiste, dans la société, est de pouvoir montrer librement son travail.

 

Au cours des quinze dernières années :

J'ai posé sur la table un Dossier Médicis.

J'ai posé sur la table une rencontre internationale au sommet du Mont-Saint-Michel avec les Monuments nationaux.

J'ai posé sur la table un cube porté en apesanteur par un Astronaute, contenant deux sables d'un homme qui est allé marcher sur la Lune.

J'ai posé sur la table cinq carnets Moleskine et deux pieds en bronze que j'ai offert au Patrimoine universel pour les générations futures.

Partout où je suis passé, j'ai été reçu avec un immense respect et mon travail a toujours été respecté.

Chez moi, dans mon pays, en 15 ans, je n'ai jamais reçu aucune aide, pas un seul soutien des élus de ma région qui ont toujours maintenu une véritable chape de plomb sur ce travail alors que j'ai fourni cet effort de leurs apporter des dossiers. Un dossier, ça coûte beaucoup d'argent, c'est un investissement considérable en temps et en matériel.

Il y a deux ans, au moment où je suis allé porter ce cube à l'Astronaute Jean-François Clervoy, chez moi, en Normandie, j'ai dû faire interdire un reportage de télévision de 4 minutes 30' tant il était destructeur. Je partais en Italie voir un Mécène potentiel. Ce reportage de télévision avait eu pour conséquence de faire fuir ce Mécène qui avait pris peur face au vocabulaire employé par cette Rédaction de télévision...

Si je n'avais pas réagi aussitôt, je me serais retrouvé Googelisé avec cette bêtise générée par cette rédaction au niveau de tout l'espace francophone élargi.

Je me suis fâché. Je ne me fâche pas souvent. Mais lorsque des choses ne sont pas acceptables, il faut le dire. Je l'ai exprimé à mes parrainages d'Honneur et à l'Astronaute Jean-François Clervoy pour m'en expliquer, tellement cela m'avait rendu furieux.

Si on avait fait cela à n'importe lequel de vos enfants ou à quelqu'un de votre famille, vous auriez toutes et tous hurlés. Moi, je me suis retrouvé seul face à cela et personne n'a bougé ni même défendu.

Alors, là, je prends ce cube. Je m'en vais voir avec toutes les écoles et tous les journalistes en Europe pour leurs expliquer clairement et objectivement ce travail d'art.

 

Si vous pensez : "Mais pour qui se prend-t-il celui-là ?"

C'est très simple : Je suis un artiste contemporain international. Je m'en vais faire mon travail et j'aimerais que l'on puisse me laisser travailler librement et correctement dans mon pays. Ce n'est pas le cas. Alors je m'en vais voir les autres pays. Depuis quinze ans, je subi une mise au placard par les élus de ma région, après avoir porté un tel projet à un tel niveau. Ce n'est tout simplement pas acceptable.

Je l'ai exprimé à mon Parrain d'Honneur qui représente la Mer au plus haut niveau de la France.

J'entreprends seul BALTICA ATLANTICA, sans aucun soutien, pour préserver mon Honneur, depuis qu'un ancien de mon village est venu me faire des confidences et me dire des choses sur le Maire de mon village... Il ne faut plus que je vois le Maire de mon village sans quoi je serais capable de lui casser mon bâton de Pèlerin sur le dos et ce n'est pas mon bâton qui cassera. Je l'informe simplement que j'ai consigné des choses dans mes carnets Moleskine. Mes carnets Moleskine appartiennent et font désormais partie du Patrimoine universel pour les siècles. Il s'arrangera avec ses petits-enfants et devant ses élus et concitoyens lorsqu'il aura à se justifier sur son silence face à ce travail durant plus de quinze ans dans ma Commune et devant les habitants de mon village.

On m'y a cassé beaucoup trop de sucre sur le dos alors que je n'ai jamais jeté la pierre à personne.

Je pars sans argent. J'ai préparé ce Déambulateur médical suédois avec l'aide de mon papa, Louis Aillet, âgé de 87 ans, deux fois opéré du coeur, opérations invasives, dont la deuxième fois à l'âge de 86 ans.

Vous pouvez voir ici toute la préparation de ce VELOPED. Designer, j'ai fabriqué moi-même ma tente de bivouac, mes vêtements, mes guêtres, etc.

J'ai nommée Mandataire, pour la gestion de mon compte bancaire durant cette marche d'un an et demi, ma maman, Jeannine Aillet, âgée de 81 ans. Elle n'est pas en forme. Elle est même plutôt très fatiguée.

Si vous avez envie d'aider et de soutenir cette marche BALTICA ATLANTICA, vous pouvez le faire en lui envoyant des chèques bancaires à l'ordre de : Jean-François Aillet - 10, Allée des Tilleuls - 14860 Amfréville - France.

Ma maman saura comment faire pour les déposer sur mon compte pour financer cette marche.

Groupez-vous et envoyez lui vos chèques pour la rassurer. Vous lui ôterez ce souci de savoir son fils sans argent sur les chemins avec un tel projet.

Si vous voulez me suivre durant cette marche, vous pouvez le faire à partir de mes interfaces Web ci-dessous. Ce site Web n'est pas vraiment tombé du ciel. Je l'ai entièrement conçu de A à Z et je l'administre depuis quinze ans aux USA. Il a représenté des milliers et des milliers d'heures de travail. C'est une archive numérique historique multimédia.

On verra durant cette marche qui est "Spectateur" et qui est "Acteur". Porter un cube à un Astronaute, à cet homme d'exception qu'est Jean-François Clervoy, un homme vraiment extraordinaire, dans ce beau pays qu'est la France, sans que personne ne bouge, pour se retrouver seul avec cela dans un pays de plus de 65 millions d'habitants, si vous trouvez cela normal, en ce qui me concerne, je trouve cela totalement anormal.

Je l'ai exprimé. Cela n'a pas plus à tout le monde. J'en suis vraiment navré et désolé mais je ne suis pas là pour plaire mais pour travailler. Mon travail est celui d'un Sculpteur contemporain. Si chez moi je ne peux pas travailler. Pas de problème. Je quitte mon pays pour aller me chercher un havre de paix où je vais pouvoir continuer à travailler et continuer à développer "Le Solitaire... des marées".

Je m'en vais chercher un pays où l'on me respectera pour ce que je fais et pour ce que je suis. J'en ai assez de me faire casser du sucre sur le dos et de me faire traiter sans cesse de vagabond dans mon village parce que je marche. Depuis le début de l'Humanité, les hommes n'ont eu de cesse de se mettre en marche, au point que si vous relevez la tête et si vous regardez bien tous les frontons de vos églises et de vos Cathédrales, vous y verrez des hommes sculptés dans la pierre portant de bâtons de pèlerins comme le mien.

Je porte moi-même l'un de ces bâtons. Je vous laisse ici apprécier de voir comment l'Astronaute Jean-François Clervoy y a fait honneur de façon remarquable. Je m'en vais montrer ce bâton en Europe aux enfants de la prochaine génération.

Là, je le fais avec ce vaisseau spécial pour le voyage d'une nouvelle espèce...

Pour la jeune génération. Moi, ma vie, elle est faite maintenant et je n'ai plus rien à prouver. J'ai envie de lui dire : On ne fait pas les choses pour prouver des choses. On doit faire les choses pour les autres, pas pour soi. Ce que je fais, je le fais dans la stricte et dans la plus pure tradition du Moyen-âge et des bâtisseurs de Cathédrales. Je le fais en moine-pèlerin, de la façon la plus humble, vivant en dessous du seuil de pauvreté et je vais le faire avec un Déambulateur médical pour faire honneur à ces deux là qui ont pris le temps de ramper pour aller me prélever du sable car ils ne peuvent plus marcher. Petite leçon d'humilité ...Et vous me traitez de vagabond...

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Au Moyen-âge, ils n'avaient pas de bus, pas de train, pas d'avion. Il fallait faire le retour à pied. Là, j'ai pris un billet d'avion aller simple jusqu'à Santiago de Compostela pour m'en aller faire le retour à pied. Je m'en vais faire, à revers, ce retour en allant faire à pied ce tour d'Europe pour toutes celles et tous ceux qui, un jour sont allés jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle et qui n'ont pas pu faire le retour.

Quoi que soient vos croyances ou pas. Quoi que soit votre métier. Quoi que soient vos occupations. Si j'ai un conseil à vous donner, n'attendez pas votre retraite pour aller un jour jusqu'à Santiago de Compostela. Allez-y maintenant, pendant que vous êtes encore jeunes tant cela aura une incidence sur tout le reste de votre vie et sur votre rapport aux autres. C'est tout le mal que je vous souhaite.

Là, je me déplace avec un Déambulateur médical dans une Europe vieillissante confrontée au handicap et à sa prise en compte. Je me déplace pour aller porter ce cube en offrande jusqu'au Sanctuaire de la Vierge de la Barque, pour que cette offrande puisse servir de modèle et d'exemple pour les prochaines générations.

Un cube rempli de sables... Poussière, tu n'es que poussière et tu redeviendras poussière. Lève-toi et marche... Vous connaissez toutes et tous ces écritures sacrées. Il y en a une autre : Aimez-vous les uns les autres.

Je porte ce cube jusqu'au Sanctuaire de la Vierge de la Barque à Muxia en partant de Muxia car c'est le seul endroit où je souhaite que ces sables aillent rejoindre le Patrimoine universel. Leurs place n'est pas dans un Musée mais dans un lieu de prière. C'est cette offrande. Ce cube que Jean-François Clervoy est allé me porter en apesanteur n'est pas une valeur marchande encore moins une valeur de spéculation. C'est une offrande.

Si vous pensez que je me moque du monde, je vous demande avant d'avoir cette honnêteté intellectuelle d'aller voir ce que j'ai mis dans ce "Solitaire... des marées" et de reconnaître en toute objectivité ce travail. Moi, cela fait plus de 30 ans que je travaille dans le domaine de l'art et je ne vais pas avoir de retraite simplement parce que les politiques et les institutionnels de mon pays n'ont pas fait correctement leur travail. C'est cela le fond des choses et la réalité pragmatique des choses. Alors l'hypocrisie collective, ça suffit.

Si vous ne comprenez pas ce projet, je ne peux rien faire de plus pour vous. Mon temps est précieux et je n'ai plus de temps à perdre.

Si vous avez envie de me suivre, je vous donne rendez-vous en Galice, à Muxia, dans une année et demie, au pied du Sanctuaire de la Vierge de la Barque, à l'issue de ce tour d'Europe à pied. Là, je ne m'en vais pas me promener, comme disent les mauvaises langues dans mon village. Je prends mon bâton de Pèlerin et je m'en vais tout simplement travailler et faire mon travail d'artiste contemporain, ce que je n'ai jamais cessé de faire depuis l'âge de 18 ans.

Arthur Rimbaud nous disait : "La vraie vie est ailleurs...". Ce à quoi je me suis empresser d'ajouter : "Oui, mais notre problème à nous, c'est que nous sommes ici !". Il avait ajouté : "Après moi viendront d'autres horribles travailleurs..." J'en fais partie.

Maintenant, je vous laisse. J'ai un cube à faire voyager sur mon vaisseau spécial pour ce voyage d'une nouvelle espèce..., avec une petite pensée spéciale pour mon ami Damien Savary que je salue au passage. Il est l'un des premiers à m'avoir envoyé son sable et son portrait au pied des statues de l'île de Pâques.

Pendant mon absence, vous pouvez continuer à m'envoyer vos sables et vos photos au : 10, Allée des Tilleuls - 14860 Amfréville - France. Mon papa et ma maman se feront une joie de les réceptionner. Vous pouvez au passage aller les voir. Ils se feront une joie de vous accueillir comme nous l'avons toujours fait. Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de personnes qui sont venues du monde entier que j'ai amené jusqu'à eux à Amfréville. Je ferai les mises à jour sur www.aillet.com à mon retour.

Jean-François Aillet
Sculpteur / Designer industriel
Marcheur-Pèlerin

 

Je laisse le soin, maintenant, aux habitants de mon village d'aller demander au Maire et aux élus de mon village qu'ils leurs expliquent ce qui se passe là car...

J'ai déposé, devant le Conseil municipal de ma commune, en 2007, 18 dossiers imprimés en Belgique, pour les prévenir que je faisais venir au Mont-Saint-Michel, l'Inspecteur général des Finances de l'Otan et l'un des Pères de la Fusée Ariane 4, etc., et plein d'autres personnes. Ce que j'ai fait. Ils ont boycotté cette rencontre et ont mis une Omerta régionale.

J'ai porté ce cube à cet Astronaute mondialement connu en 2014. Nous sommes en 2016. Depuis deux ans, tout le monde s'est passé le mot dans mon village. Pas une seule ligne. Pas une seule photo. Pas un seul mot n'ont été publié dans le journal de cette Mairie. Une Omerta totale. Alors que dans n'importe quel autre village de France, tout le monde aurait ressenti de la fierté face à cela.

 

Il n'y a qu'une seule façon de décrire cette situation. C'est puni par la Loi. Cette situation porte un nom : Discrimination sociale. Je suis victime de cette discrimination par ceux-là même qui représentent la Loi de la République.

Quelles peuvent en être les raisons ?

J'ai retourné toutes les situations dans tous les sens pour essayer de comprendre. Cela fait 41 ans que j'habite dans cette commune. Depuis l'âge de 14 ans, j'en ai été tout le temps parti. J'ai parcouru plus de 60.000 km en Europe. J'ai vécu en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas, etc. Ce n'est pas mon village d'enfance donc je n'y ai pas d'ami(e)s d'enfance. Je suis présent sur la scène artistique au niveau international. En 1992, j'ai intégré une école d'ingénieurs dans le cadre d'un programme de Formation de Cadre Niveau 2 où j'ai créé de A à Z une double collection de poussettes landaus qui a été présentée sur deux salons internationaux du matériel de puériculture à la Porte de Versailles à Paris. Elle s'est ensuite vendue pendant plus de cinq ans sur le marché européen et asiatique. Dans ce cadre, je me suis fait voler tous mes droits d'auteur de 3% par produit vendu par le troisième fabricant français de matériel de puériculture. Ça représente plus de 100 briques. La maison que vous avez, je ne l'ai pas parce que l'on m'a volé mes droits d'auteur. J'en ai informé tout le monde en Basse-Normandie depuis 1992 et, depuis ce moment, toutes les portes m'ont été fermées. Je ne souhaite à personne de vivre une telle injustice. En 2000, le Président de l'Institut Français de la Mer m'a empêché de me suicider et croyez-moi, il avait vraiment autre chose à faire.

Il y a deux citations que tout le monde connaît dans la langue française. La première est : "Nulle n'est prophète en son pays" et, l'autre, c'est : "Donner de la confiture à des cochons". Je suis vraiment désolé mais je n'ai plus de confiture.

 

Maintenant, si vous voulez savoir qui je suis vraiment... Il y a une personne, en France, qui pourra vous en parler avec intégrité et en toute objectivité institutionnelle. Cette personne, c'est mon ami Francis Vallat avec lequel j'entretiens depuis plus de 15 ans une correspondance privée. A cause de vous, je n'ai pas été très tendre avec lui ces derniers temps. En mon nom, apportez-lui vraiment toutes vos excuses. Il y a une autre personne, mais je ne vous dirai jamais qui elle est.

Francis Vallat

Président du Cluster Maritime Français, il développe les synergies entre les différents secteurs mer pour dynamiser la France maritime. Il préside le European Network of Maritime Clusters qui regroupe ceux de dix-sept pays. Il a représenté la France durant dix ans au Conseil d’administration de l’agence européenne de sécurité maritime, dont il fut président en exercice (2005), et dont il a été six ans vice-président. Il a été armateur pétrolier pendant 20 ans, au top de la qualité mondiale.

 

Liberté.

Égalité. Fraternité.

Avec ce cube,

Je m'en vais porter nos valeurs.

Pour finir, avant de m'en aller, je vous demande d'aller saluer et de remercier, vraiment, ce nouvel arrivant dans ma commune d'Amfréville. Retenez bien son nom : Stéphane Besnard. Car sans lui, ce cube n'aurait jamais existé. C'est un homme génial. Il a trois beaux enfants et j'emporte avec moi leurs sables. Maintenant, il s'occupe, en plus de ses occupations de chercheur, d'essayer de rendre moins malades les scientifiques qui traversent l'océan antarctique, depuis la Tasmanie, pour se rendre en Antarctique.

Arnauld De Olivera, je ne voudrais pas oublier Arnauld. Je suis allé à l'école avec son papa, qui nous a quitté, William De Olivera, Pompier de Paris, mon ami d'école, avec les frères Dary et Florence Adelaïd. Leur papa était le Responsable-manager des pompiers de Renault Véhicules Industriels. Mon papa s'occupait de l'entretien mécanique de cette usine. La maman de William, Lulu, que j'adore, était à Drancy où elle a perdu tout sa famille, sa maman, etc. Arnauld, je veux te dire que pour ton papa et pour ton grand-père, je m'en vais voir toutes les Casernes en Europe. Pompiers, levez-vous. Mon grand-père maternel était pompier après avoir été prisonnier de Guerre.

Je termine cette Lettre ouverte en adressant un IMMENSE MERCI à mes trois meilleurs copains Renaud Bonneville, Pascal Tabouillot et André Oord, tous trois des Docteurs-Ingénieurs es-émérites du Centre de Recherche de l'Université de Technologie de Compiègne. Avec eux, j'ai passé les plus beaux moments de ma vie dans ce Centre de Recherches à l'UTC.

 

 

 

 

 

Traductions

Allemagne Royaume-Uni Russie Espagne Pays-Bas

 

 

Testament

Testament

 

A tous les Pèlerins du monde, de toutes les confessions. Si pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais pas finir d'aller porter moi-même ce cube jusqu'au Sanctuaire de la Vierge de la Barque, je vous demande de vous arranger pour qu'il puisse y arriver. C'est la seule chose que je vous demande. Rien d'autre.

Si je devais disparaître en chemin. Je souhaite que mon bâton de Pèlerin ainsi que mon passeport de Pèlerin puissent aller rejoindre mes carnets Moleskine et mes deux pieds en bronze dans ce présentoir qui a été spécialement réalisé pour moi au Musée des Pèlerins du Puy-en-Velay.

Je ne souhaite pas être incinéré. Je souhaite reposer au pied des Pierres sacrées, à Muxia, face à l'Océan, avec tous les sables que j'ai fait rassembler.

Au cas où, j'ai laissé un petit carnet bleu qui contient tous mes codes informatiques pour la gestion de www.aillet.com, avec toutes les instructions pour savoir qui contacter pour la préservation historique de ce support multimédia.

Je n'ai pas d'autre volonté à formuler. Ma vie a, jusque là, été bien remplie et je n'ai jamais fait de mal à personne. J'ai ma conscience tranquille.

 

Vidéo

 

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